Mon amour est parti,
Il a jeté mon âme à bouffer au néant me laissant le c½ur vide,
Il a fait des fertiles des averses,
L'aride.
Et l'horreur du monde n'est rien en comparaison
A ce que l'amour fait à ceux qui dans l'union
Pensent oublier un peu qu'on est triste ici-bas,
Et qu'ici solitude
Est le dernier repas.
Il avait les yeux noirs desquels on voit du bleu,
Qu'on prend pour l'océan, dans lequel on voit dieu,
Qui font toucher du bout des doigts les horizons,
Mais toujours à la fin,
On est seul au milieu des vagues de sanglots et du sel dans la gorge
Et du sel sur la plaie de ce c½ur tatoué
A son nom que l'on crie au fond des verres de vin
A se dire que la vie,
Oui n'était qu'une putain.
A tous ceux dans leurs bras qui sont fait prisonniers,
J'ai l'âme solidaire et puis ma sympathie à ces fous qui comme moi
Finiront pas la nuit,
Je vous le dis putain,
Putain vous m'aurez plus !
Que je meurs à l'instant si l'envie me reprend
De remettre ma tête dans la gueule du serpent,
De me laisser encore crucifier le c½ur
Pour un joli sourire au parfum de leur fleur.
J'en ai marre de ce c½ur mon dieu qui ne bat plus.
[...]
Extrait (et modifié) cf Damien Saez, Putains vous m'aurez plus.

